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Tribu/s du monde de Anne De Vandière

19 octobre 2018

Tribu/s du monde est un livre magnifique, les photos d’Anne de Vandière sont d’une délicatesse incroyable. Un merveilleux livre-objet {le soin apporté à l’impression d’une qualité remarquable, le choix du papier, les raffinées pages « doublées-pliées »…} de presque 600 pages, fruit de sept années à parcourir le monde. Tanzanie, Groeland, Laos Ladakh, Pérou, Maroc, Éthiopie, Australie, Malaisie, France, Népal, Sénégal, Québec, Inde, Équateur, Thaïlande, Laponie. Anne de Vandière a photographié des hommes, des femmes et des enfants, mais a aussi et surtout recueillit leurs témoignages avec respect, tolérance et une envie d’apprendre, de comprendre en les appréhendant dans toute leur humanité. Et les mains comme fil conducteur, les mains qui tissent, écrivent, égrènent un mala, qui créent, qui bercent, qui caressent, qui fabriquent, qui sculptent, gravent, réchauffent, réconfortent, guérissent, rassurent, nourrissent, mettent eu monde les bébés, … comme la quête d’un alphabet universel des signes de la main qui nous donnera les clés de compréhension de l’homme. {Extrait du texte issu de ce livre, Les mains positives de Florent Maubert }

« Les tribus représentent 350 millions de personnes sur notre planète. Elles peuplent tous les continents, et bien que très différentes, se retrouvent toutes autour de l’amour de leur terre et de l’attachement à leurs ancêtres. La relation de leurs mains, de leurs gestes avec la nature est exemplaire. La transmission de leurs savoir-faire est unique. Ce sont les sentinelles de la Terre. … »

Les textes et les témoignages de ce livre sont merveilleux, tellement instructifs et d’une simplicité belle, forte et extrêmement touchante.

Durant sept années, chaque visage rencontré, chaque main tendue et chaque propos recueilli précieusement dans l’intimité et la confiance, m’ont convaincue que plus d’un chemin mène à l’avenir. (…) Tribu/s du monde n’est surtout pas un «cabinet de curiosité» mais plutôt une tentatiive de répnse à ce qui n’est pas nous, une tolérance, une envie d’apprendre et de comprendre l’autre. Anne de Vandière

 Malaisie | Village sur pilotis. L’origine des Badjaos est mystérieuse. La légende parle d’une vague géante, qui les dispersa sur l’océan. À la naissance d’un enfant, le placenta représente son jumeau. Déposé lors d’une cérémonie au fond de l’eau, il est supposé grandir et vivre une vie parallèle dans l’océan. La marque d’un lien indestructible avec l’univers aquatique.

Anne n’est pas anthropologue, ni ethnologue. Elle se contente de voyager, parfois très loin, parfois tout près. Et elle regarde. (…) Un soir, je me souviens, c’était au bout de la Terre, juste avant l’Atlantique, un soir, j’ai regardé ces photographies. Et une émotion m’a saisi. J’ai reconnu ces gens comme de très lointains mais aussi de très possibles frères et sœurs… Ce qui les distinguaient de moi était tellement, tellement moins frappant que notre évidente ressemblance. J’ai cherché un nom, pour dire mon émotion de ce soir-là, mon émotion du bout de la Terre. J’ai fini par trouver : fraternité. Les photos d’Anne de Vandière donnent de la fraternité. Fragilité, fraternité. Avez-vous entendu comme ces mots sonnent presque pareil ? Sans doute parce que rien n’est plus fragile que la fraternité. Comme la vie.

{Extrait de Fragilité fragile d’Érik Orsenna, préface de ce livre}

Ces hommes et ces femmes sont les balises, les repères d’une humanité qui se perd et s’oublie. Partir à la rencontre de ces personnes remarquables, c’est entreprendre un voyage initiatique. Un chemin qui mène au plus loin de soi et au plus près de l’autre. Ces mains sont le miroir de notre humanité, de nos traditions de sagesse et de savoirs. » (…) Des témoignages si magiques et fascinants qu’on ne sait s’ils retracent une expérience ou s’ils la suscitent, s’ils évoquent le sacré ou s’ils en sont pénétrés. Il s’agit pour eux de révéler le sacré dans sa réalité la plus humaine, l’homme, dans sa nudité, dans toute sa simplicité. (…)

{Extrait du texte issu de ce livre, Le miroir des mains de Priscilla Telmon}

| * Un bijou de livre, qui m’a été offert par maman, à Noël dernier. Trouvé à la belle librairie Voyageurs du monde à Paris.  |

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Triciclo, Wonderporto, Máquina & Nature, l’appel du dehors

4 décembre 2017

IMG_9278 IMG_9279 IMG_9285 IMG_9282 IMG_9281 IMG_9280 IMG_9275 IMG_9286Quelques uns de mes derniers plaisirs graphiques et « livresques »… il y avait longtemps !

L’adorable revue Triciclo  de la petite maison d’édition indépendante lisboète, dédiée à ‘l’illustration pour enfants et fondée en 2017 par les illustrateurs Ana Braga, Inês Machado et Tiago Guerreiro. Imprimée en risogaphie en série limitée.

WonderPorto, super petit guide et cahier d’activités sur Porto, de Cátia Vidinhas (illustration) et Adelia Carvalho (texte), chez Tcharan.

Puis Máquina de Jaime Ferraz chez Pato Logico. Tous les trois trouvés dans la géniale librairie Ler Devagar à Lisbonne cet été.

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Et le magnifique « Nature, l’appel du dehors » aux éditons Milan.

« Nous voulons que ce livre t’incite (te pousse !) à aller dehors. Et qu’il devienne non seulement une jolie vitrine, où observer oiseaux, nuages et fleurs, mais aussi un guide foisonnant d’idées et d’informations pratiques qui t’aideront à explorer ton environnement… Dehors un monde immense t’attend. Il ne nous reste plus qu’à te souhaiter de belles aventures ! »

Vibrant hommage à la nature, à mi-chemin entre encyclopédie et guide d’observation, ce livre atypique (primé au festival de de Bologne), merveilleusement illustré par Bernardo P. Carvalho, (que j’adore et dont j’avais découvert le travail chez  les (super) éditions Planeta Tangerina) au contenu riche et varié, fourmille d’informations et d’idées pour explorer son environnement ! Un gros coup de cœur !

{Ouvrage repéré également cet été dans la librairie Ler Devagar {mais en portugais bien sûr}, j’ai été ravie de découvrir en rentrant qu’il existait donc en édition française !}