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São Miguel/Açores * mai 2018

Monte Palace, Miradouro da Vista do Rei #1

28 juin 2018

Lundi 28 mai 2018 {& jeudi 31 mai 2018} | jour #6 {et #9} | Après notre randonnée «Mata do Canário – Sete Cidades» et un moment passé à Sete Cidades, la petite ville au pied du lac. Nous sommes remontés par l’est, en contournant le Lagoa de Santiago, vers le Miradouro da Vista do Rei et j’ai tout de suite été interpellée par l’immense et massif bâtiment de béton, triste, gris et complètement à l’abandon, construit sur cette avancée. J’y ai très vite reconnue celui dont j’avais eu l’occasion de voir quelques photos en préparant notre voyage. (Je n’avais pas pris le temps de noter ses coordonnées mais je m’étais pourtant dis que ce serait sympa d’y faire un tour.) Et puis, j’y avais justement repensé pendant l’après-midi, me souvenant que, de cet hôtel il y avait une vue incroyable sur la caldeira et les lacs Lagoa Azul et Lagoa Verde ! Une bonne surprise donc de tomber dessus, au hasard de notre route. Excitation et curiosité sont à leurs combles quand on franchit l’enceinte de ce lieu assez dingue !

Construit dans les années 1980, le Monte Palace était un hôtel 5 étoiles grand luxe comportant 88 chambres (dont 4 suites de luxe), deux restaurants, des salles de conférence, une boîte de nuit, un coiffeur et une banque. L’hôtel qui devait initialement ouvrir en 1983, n’a finalement ouvert ses portes que le 15 avril 1989 avec déjà une déficit financier important. Pour définitivement fermé… en novembre 1990 ! Un projet sans doute beaucoup trop ambitieux à cette époque, où le tourisme dans l’archipel n’était pas encore suffisamment développé, surtout pour un hôtel d’un tel standing.

Jusqu’en 2010, l’hôtel était sous la surveillance de gardiens de sécurité et de chiens, mais lorsqu’ils ont fini par quitter les lieux (faute de salaires versés), l’hôtel a été inévitablement la proie à d’incroyables pillages et dégradations. Et quand les premières baies vitrées ont commencé à être cassées, l’intégralité de celles-ci ont fini par être enlevées pour des raisons de sécurité. Laissant l’hôtel complètement ouvert aux aléas climatiques et aux pluies très fréquentes sur l’île (surtout en hiver et à l’automne). Les deux ascenseurs dans le grand hall principal ont également été enlevés laissant un grand vide dangereux à chacun des trois étages. En quelques années à peine, l’hôtel est devenu une carcasse nue et gorgée d’humidité, recouverte de tags, où il ne reste quasiment plus rien, hormis quelques tentures défraîchis et à moitié arrachées sur les murs, ou bouts de moquette, verres brisés et quelques restes de marbres dans les salles de bains anciennement luxueuses…

Et le plus spectaculaire je trouve, est le contraste entre la végétation vibrante, luxuriante, aux couleurs lumineuses et chatoyantes qui a complètement investie tous les abords du lieu, la grande terrasse sur l’avant {mais aussi certains murs et plafonds, les recouvrant d’une espèce de lichen vert quasi-fluorescent} / et le gris, l’humidité prégnante, cette désolation et ce gâchis incroyable. Chacune des 88 chambres bénéficiait d’une grande baie vitrée, avec selon son emplacement, une vue sur les lacs, sur l’océan ou sur la forêt. Aujourd’hui, toutes ces ouvertures sont comme de grands cadres de tableaux béants sur ce décor sublime d’une nature majestueuse, où dès que l’on fait quelques pas en arrière, on est littéralement saisi par la discordance totale avec ce qui reste de ces chambres à l’origine si cossues ! Et paradoxalement, cela fait de ce lieu, de notre point de vue en tout cas, un endroit très photogénique. Ce d’autant plus sous la lumière dorée de fin de journée, dont nous bénéficierons les deux soirs où nous nous y rendrons ! (La première fois nous n’avions pas notre Canon (encore en panne) et nous déciderons d’y retourner une deuxième fois, lorsque celui-ci se remettra à fonctionner deux jours avant notre départ.) Quelques vidéos à sont à voir également sur instagram

 {Photos Oliv & moi.}

> Et si vous voulez connaître plus en détails l’histoire de ce lieu et notamment le saisissant contraste des photos avant/après… n’hésitez pas à regarder la vidéo de Jorge Loures qui est très intéressante.

São Miguel/Açores * mai 2018

Dans les rues de Ponta Delgada, Galerie Brüi

26 juin 2018

IMG_7285IMG_7263 IMG_7272IMG_7217IMG_7269IMG_7654IMG_7652IMG_7268Retour sur le mercredi 30 mai 2018 | Après notre balade au Lagoa Congro, nous avons filé à nouveau sur Ponta Delgada, nous voulons découvrir un lieu conseillé par Vitor Marques de la galerie Miolo où nous avions été la veille. Brüi  fraîchement ouvert {inauguré le 18 mai}, a été créé et imaginé par l’artiste et plasticien Grégory Le Lay. Cette galerie {qui est aussi le lieu de travail de Grégory} propose une sélection pointue et originale de livres en tirage limitée, d’affiches sérigraphiées, de tee-shirts, de petits objets charmants et insolites… Et comme Grégory est français, il fait la part belle aux petites maisons d’éditions et artistes français mais également aux artistes locaux et il expose aussi bien sûr son travail {le mur des 6 superbes affiches sérigraphies derrière la guirlande baleines c’est lui !}. Un lieu très, très chouette d’autant que Grégory est super chaleureux et accueillant et sera ravi de vous parler de son travail comme de tous les objets/livres qu’il propose à a vente. Passage obligé donc, si vous vous promenez dans les petites rues charmantes de Ponta Delgada !

> Galerie Brüi | Rua D’Água | Ponta Delgada, São Miguel | Le blog de Grégory Le Lay.

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São Miguel/Açores * mai 2018

Mosteiros & Ponta da Ferraria

26 juin 2018

IMG_7508IMG_7513IMG_7491 IMG_7488 IMG_7487IMG_7481Jeudi 31 mai 2018 | jour #9 | 2/2 | Cap vers la pointe ouest de l’île pour cette dernière journée ! Le charmant village de Mosteiros et ses piscines naturelles à l’eau cristalline. Puis, à quelques kilomètres de là, Ponta da Ferraria où d’étonnantes formations géologiques d’origine volcanique font de ces lieux une destination prisée. Avec ses piscines naturelles, où se mélangent l’eau froide de l’océan et l’eau chaude libérée par des sources géothermiques. Par contre, il vaut mieux connaître un peu les marées pour venir au bon moment et profiter d’une eau tiède. Nous sommes arrivés alors que la marée haute était bien avancée, ce qui avait déjà trop délayée les eaux chaudes des sources avec l’eau de mer. Mais Olivier s’y est quand même baigné et elle était relativement douce pour un mois de mai. D’ailleurs en plein été, aux Açores, la température de l’océan, du fait de la présence du courant océanique Gulf Stream, peut atteindre jusqu’à 23° ce qui n’est pas le cas au Portugal où elle dépasse rarement les 18/19° sur la côte ouest {où nous avions été au mois de juillet dernier}.

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São Miguel/Açores * mai 2018

Arquipélago, Centro de Artes Contemporâneas

26 juin 2018

IMG_7400IMG_7397IMG_7507IMG_7470IMG_7454IMG_7467 IMG_7465 IMG_7464  IMG_7457IMG_7438 IMG_7444IMG_7436IMG_7475Jeudi 31 mai 2018 | jour #9 | 1/2 | Petit-déjeuner dehors ce matin, devant notre petite maison jaune au pied de la rivière, où nous nous sommes, entre autre, régalés d’un délicieux ananas local. {Les ananas sont cultivés aux Açores, sous serre, depuis le XIXe siècle}. Nous nous arrêtons un petit moment devant la plage de Ribeira Grande avant de rejoindre, tout près, le centre d’art contemporain de la ville : Arquipélago. Nous avions aperçu par hasard la veille, le très beau bâtiment {une ancienne usine d’alcool} restauré et nous voulions voir ça d’un peu plus près. À la fois lieu d’expositions, bibliothèque et résidences d’artistes. Le lieu est superbe et vaut vraiment la peine d’être visité (3€ l’entrée).

>Arquipélago | Rua Adolfo Coutinho de Medeiros | Ribeira Grande, São Miguel